MARIE ANTOINETTE AU BORD DU NAUFRAGE
À tous ceux qui échapperont au naufrage ou réussiront à l’empêcher,
car ainsi je le souhaite
La barque a chaviré
et chaviré encore...
Ce fut à cause de
Marie qui ne savait naviguer
Là-bas dans
le croissant vert, jadis si prometteur
Des cigales
aliénées
Plutôt que des
fourmies engagées
S’y sont installées
Lentement bombardé
Le croissant vert
est à présent miné
À la merci de la
moindre étoupille
L’équipage craint
le froid et le pire
Mais du paquebot
glorieux la Reine est éprise
Sans écouter ce que
les sirènes lui disent
Par le poids de son
glamour est condamnée
Dans le passé ancré
le beau bâtiment rouillé
Au présent tournant
le dos
En barque échouée
s’est tranformé
Et la Reine luxueuse
nostalgique et folle
Sans même y songer avec
lui a sombré
Si elle avait été simple
comme un petit poisson et appris à nager
Elle aurait pu sortir
le navire francophone de la mer déchaînée...
Yaracylda Coimet.
Récife,
le 25 novembre 2017





